Muriwai, New Zealand.

April 2019.

‘Taihua’ is a Māori word. It refers to the intertidal zone, area between the limits of low and high-tide.

‘Taihua’ is the antechamber of the ocean.

We strode along many ‘Taihuas’ in New Zealand, searching for sounds and noises, shells, outlooks to native forests or distant islands.

We strolled by a mighty and often restless ocean. We surfed on rising tide waves and ran barefoot in the wet ‘Taihua’ of the Muriwai beach. We witnessed dusk there, and we photographed pink skies, the surface of the water as a mirror. We captured the echo of caves we could only enter at low-tide. We examined sand covered in shells that chimed like winds, and arranged them by note, depending on their size.

Then, we went deeper in the land, along the streams, still barefoot. We threw ourselves into native forests, surrounded by chatty endemic birds.

All 8 pieces of ‘Taihua’ are about hyper locality. They hold sounds harvested on site, from the crazy melodic phrases of the tūī or the piwakawaka, to the upbeat rhythmical patterns of the insects.

Humans also have a role in this story, they simply made sure they took off their shoes, and reconnected with matter.

'Taihua' est un terme maori. Il désigne la marge entre les limites de la marée basse et de la marée haute.

'Taihua' est l'antichambre de l'océan.

Nous avons arpenté bon nombre de 'Taihua' en Nouvelle-Zélande, à la recherche de sons, de buccins, de points de vue sur les forêts natives ou sur les îles du large. Nous avons marché le long d'un océan souvent agité et puissant. Nous avons surfé dans les vagues de la marée montante, et avons couru pieds-nus sur le 'Taihua' humide de la plage de Muriwai. Nous y avons passé des crépuscules, à photographier le ciel rose, reflété dans le miroir formé par la pellicule d'eau. Nous avons découvert des cavernes accessibles à marée basse, et avons capturé leur reverb. Nous avons scanné le sable jonché de coquillages, puis les avons fait sonner à la manière d'instruments à vent, les organisant ensuite par notes de musiques, selon leurs tailles. Puis nous sommes remontés dans les terres, le long des ruisseaux, toujours pied-nus, nous engouffrant dans les forêts natives, entourés d'oiseaux endémiques hyper bavards.

Les huit morceaux de 'Taihua' parlent d'hyper-localité. Ils contiennent chacun des sonorités récoltées sur place, depuis les phrases mélodiques déjantées données par le tūī ou le piwakawaka, jusqu'aux motifs rythmiques uptempo des insectes. L'humain a aussi sa part dans l'histoire, il a simplement pris soin d'enlever ses chaussures, et de retrouver le contact avec la matière.

  • Taihua

released november 2019

1. barefoot (5:25)

2. low tide cavern I (3:01)

3. native forests (4:21)

4. tūīs garden (5:52)

5. low tide cavern II (1:10)

6. shells (5:50)

7. low tide cavern III (1:33)

8. franz joseph glacier (4:29)

Composed and arranged by Benjamin Gibert.

Produced by Benjamin GIbert.

Created on a laptop computer using Ableton Live software.

Recorded at Earthskin Muriwai, New Zealand, April 2019.

Photography by Thomas Vaillant

Artwork by Benjamin Gibert & Thomas Vaillant

Many many thanks to Thomas, Veronique and Nancy.

ShellsBenjamin Gibert
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